Une école pour Tazirzaït...


L'ASBL Temet soutient le projet de construction d'une école en milieu touareg, à Tazirzaït dans le massif de l'Ayr. Elle cherche des financements permettant à cette école de voir le jour.

Localisation et contexte :
Tazirzaït est située dans la région d’Agadez au Niger, l’un des pays les plus pauvre de la planète. Les habitants de cette vallée sont des éleveurs nomades qui se déplacent avec leurs animaux (chameaux, chèvres, moutons, vaches et ânes) de pâturage en pâturage. Leur mobilité, condition de leur survit sous ce climat aride (300 mm de précipitations par an en moyenne) rend difficile la scolarisation régulière de leurs enfants.


De l'école nomade à l'école communautaire :
La plupart des écoles en milieu nomade se résume à une hutte de paille, tributaire des intempéries, des incendis, des thermites, qui acceuille un maximum d'une trentaine d'élèves en classe unique.
Le principe de l'école communautaire est de construire un bâtiment de plusieurs classes en matériaux définitifs (avec fondations en pierre, murs en briques, portes et fenêtres en tôle). Il comprend aussi toutes les structures qui permettent à l'école d'être autonome sur le plan sanitaire (latrines, puits) et alimentaire (jardin).


Le projet de construction de l'école :
Convaincus qu’aucun développement viable ne peut être envisagé sans une scolarisation suivie de leurs enfants, les habitants de Tazirzaït et des vallées attenantes (Tamazlagh et Issolimi) souhaitent construire une école en matériaux définitifs.
Cette école communautaire comprendra :
- Un bâtiment de 3 classes de double niveau (du Cours d’Initiation au Cours Moyen deuxième année)
- Un dortoir / réfectoire pour les pensionnaires et les demi-pensionnaires
- Un puits pour que les enfants puissent boire et se rafraîchir ; pour que la cantine fonctionne dans de bonnes conditions ; pour irriguer un jardin et permettre aux enfants de consommer des légumes frais
- Un bloc de latrines à 4 compartiments
Pour plus de renseignements, merci de nous envoyer un mail !

Statut de la femme touarègue

La tradition orale fait descendre les Touaregs de Tin Hinan, reine et ancêtre mythique. Le commandement politique appartenait traditionnellement, au sein de la confédération, aux descendants, en ligne directe, de cette Reine-Mère, fondatrice de la communauté de langue et de culture touareg.La société touareg était organisée en ettebel, tambour symbole du commandement et du droit à la chefferie. Ce terme désigne également la confédération politique. Chaque ettebel comprennait plusieurs groupes (tawshet ; pl : tawsheten) issus d’un même ancêtre féminin. Cette tradition fait que le statut de la femme y reste tout à fait exceptionnel.C'est une socièté matriarcale, la filiation s'établit par les femmes ; l'enfant appartient à la tribu et à la classe sociale de sa mère.Les Touaregs sont monogames. Le premier cas de polygamie connu en Ahaggar est apparu vers 1955 chez un Kel-Rela qui subit la réprobation générale, en particulier de la communauté féminine.L'homme qui répudie sa femme en gardant les affaires du couple, quelles que soient les raisons du divorce, est socialement déconsidéré. Le mariage est construit sur un régime de séparation de biens. Chacun gère sa fortune comme il l'entend.En Ahaggar, chez tous les imRad, les tentes et les ustensiles du ménage appartiennent aux femmes et restent leurs biens propres en cas de divorce comme de veuvage. En revanche, chez les nobles, la tente est fournie par l'homme.Dot : La compensation matrimoniale (taggalt) représente une somme de biens assez considérable que tous les parents du marié contribuent à rassembler. Son montant dépend du statut social de la fiancée, et peut varier également selon les qualités personnelles de la jeune femme. En principe, une fille ne peut recevoir une taggalt inférieure à celle obtenue par sa mère. La taggalt est remise au père de la mariée, et à défaut à son oncle paternel ou à son frère aîné ; il serait déshonorant pour ces derniers de l'utiliser. Le plus souvent, l'usage de ces biens revient à la nouvelle épousée qui en dispose comme elle l'entend.